les marais d'Irak
Iles d'Aran Yachar Kemal
Oman
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Les Kurdes n'ont pas un moment de bonheur Il a une autre raison de ne pas être heureux: Il est Kurde. "Les Kurdes nont pas un moment de bonheur", dit-il, "Ils ont un noeud dans la gorge. Ils veulent crier, mais ils ne peuvent pas. Leur histoire est une histoire dexodes. Cest un peuple toujours en train de bouger -- cest quelque chose quils ont en commun avec le cinéma, qui est lart du mouvement".
Le jeune Bahman sintéressa de plus en plus au cinéma, louant des cassettes de films quil regardait grâce à la complicité de sa mère qui disait à son mari que leur fils était au lit alors quil était dehors en train de regarder ses cassettes. Un père répressif, une mère et des soeurs aimantes, telle est lhistoire de la jeunesse de Bahman Ghobadi, une histoire quil a lintention de raconter dans son prochain film, un film qui est toujours reporté à plus tard par les évènements de sa vie professionnelle. Des études de cinéma à Téhéran
La chance de sa vie fut de convaincre le célèbre réalisateur iranien Abbas Kiarostami de lembaucher. Il avait appris que Kiarostami voulait faire un film sur un village mystérieux et était à la recherche dun village pour tourner son film. Bahman Ghobadi appela Kiarostami et lui dit quil pouvait laider à trouver ce village. Kiarostami répondit quil avait déjà beaucoup de photos de villages possibles, mais Bahman Ghobadi réussit à convaincre Kiarostami de venir au Kurdistan et choisir lui-même un village. Et ils allèrent ensemble au Kurdistan iranien. Et Bahman Ghobadi devint lassistant de Kiarostami pour le film "Le Vent". Pour Bahman, ce fut une expérience décisive. Il apprit à diriger un film avec un grand maître. Puis il rencontra Mohsen Makhmalbaf, le père de Samira. Il devint le conseiller technique de Samira... et lun des deux principaux acteurs, lun des instituteurs du "Tableau Noir" de Samira. Bahman ghobadi était très heureux. Il avait réussi à faire venir au Kurdistan deux metteurs en scène iraniens célèbres. "Le Kurdistan est devenu le pays des réalisateurs de films dart. Nous, les Kurdes, nous sommes disposés à nêtre que des figurants", dit en riant Bahman Ghobadi. Un Temps pour l'Ivresse des Chevaux Son premier film", Un temps pour lIvresse des Chevaux", est un chef doeuvre qui a été couronné par le prix de la Caméra dOr à Cannes en 2000. Cest lhistoire de jeunes Kurdes qui gagnent leur vie en faisant de la contrebande à travers la frontière entre lIran et lIrak, au risque de leur vie. A la fin du film, les contrebandiers, qui partent dans la montagne pendant une tempête de neige, versent du whisky dans leau de leurs mules pour les doper. Une scène surprenante dans un film tourné en Iran, où lalcool est interdit. Bahman Ghobadi raconte que lorsquil est allé défendre son film auprès du fonctionnaire responsable de la censure qui devait autoriser la distribution de son film, ce fonctionnaire lui a reproché de montrer des chevaux ivres. "Je lui ai dit en plaisantant que cétait les chevaux qui étaient ivres, pas les gens, et il ma donné lautorisation". Son second film, "Les Chants du Pays de ma Mère", a été diversement apprécié par la critique. Un vieux chanteur et ses deux fils partent à la recherche de la première femme du vieil homme. Cette quête les conduit à travers un Kurdistan irakien dévasté par la guerre et les exodes. "Ce nest pas une histoire linéaire comme le premier film, cest plus artistique", explique Bahman Ghobadi, "Cest un voyage à travers un pays en proie à livresse, la joie, la guerre, au meurtre... Je voulais montrer quaucun Kurde nest stable, les Kurdes sont toujours en train de bouger". Les trois personnages principaux sont des acteurs amateurs, mais des musiciens professionnels. Dans ce film, la musique et les chants sont très importants, et le spectateur qui ne comprend pas le Kurde passe certainement à côté dune dimension importante du film. A nouveau, comme dans "Un temps pour lIvresse des Chevaux", les personnages franchissent des frontières -- un thème omniprésent dans les films de Bahman Ghobadi. "Ionesco a écrit que le temps est le pire ennemi de lhomme! Pour moi, le plus grand ennemi de lhomme, ce sont les frontières. Elles ont été imposées aux Kurdes par les Grandes Puissances. Je hais les frontières. Au Kurdistan, il ne se passe pas une journée sans que quelquun saute sur une mine". Dans les "Chants du Pays de ma Mère", Bahman Ghobadi dirige ses principaux acteurs comme Kusturica -- dune façon un peu exagérée aux yeux de certains critiques. Mais la plupart des spectateurs de Douarnenez ont adoré le film. Bahman Ghobadi explique quil a rencontré dénormes problèmes techniques. "Je voulais filmer dans des conditions très particulières: Je voulais en même temps de la neige et de la brume. Nous avons eu la neige, mais pas autant que les années précédentes, et elle a fondu très vite, avant que nous ayons fini les prises de vues. Nous sommes partis avec les figurants -- 600 personnes, dans 30 autobus -- à un autre endroit. Nous avons eu la neige, mais pas les nuages. Finalement nous avons fini de tourner le film en deux heures dans le district de Haoraman". Bahman Ghobadi a dautres problèmes -- dûs au fait quil vit en Iran. Mais il préfère ne pas en parler. Il naime pas les politiciens. Il rêve de créer un "cinéma vraiment kurde". "Le cinéma kurde est comme une femme enceinte", conclut Bahman Ghobadi, "il faut laider à enfanter... On ne peut pas la laisser mourir. Vous ne pouvez pas imaginer ce que je ressens. Il y a seulement quatre ou cinq salles de cinéma au Kurdistan iranien pour dix millions de Kurdes. Et je veux être au même niveau que les réalisateurs de réputation mondiale, mais les gens ici au Kurdistan aiment les films simples et faciles". (The Middle East Magazine, Novembre 2003)
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Kurdistan, Turquie
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Videla et Pinochet Odei, fils de Saddam H.
Roi Fayçal
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