CHRIS KUTSCHERA 40 ANS DE REPORTAGE (Textes et Photos)

www.Chris-Kutschera.com


PARIS: Les Boutiques-Ateliers des Créateurs de modes

Sommaire

AFRIQUE

AMERIQUE

ASIE

EUROPE

FRANCE

KURDISTAN

MOYEN-ORIENT

ARCHIVES PHOTOS

Banque Photos

Galerie Photos

 

Cherif Ali, prétendant au trône

Cheri Ali, Irak

Portrait de Mohsen, ayant perdu yeux et mains en deminant

Victime du déminage, Iran

Yilmaz Guney

Nizwa, Oman

 

Tatiana LebedevIls ont connu les défilés, les collections, ils ont travaillé pour les grands noms de la mode, crée des lignes pour les grandes marques et un jour ils ont décidé que c’était fini: “c’est dur de travailler pour les autres quand on est créateur, on peut y perdre son talent” c’est en résumé ce qu’ils ressentent. Mais comment tenir face à cette grosse affaire industrielle qu’est devenue la mode?  En tournant résolument le dos au star system, à la pub, ces créateurs ont choisi des petites rues de Paris  pour y installer leurs boutiques-ateliers et l’idée fait son chemin, de nouveaux adeptes viennent les rejoindre chaque année pour le plus grand bonheur de leurs clients. Ces artisans d’art de la mode ont du style, de l’élégance, à nous de les rencontrer.

Un fort tropisme Rive Droite les anime:“ Depuis 15 ans que nous sommes dans le Marais, nous avions envie de bouger, je suis allé voir du côté de St Germain des Prés et j’ai vite compris que ce n’étais pas une clientèle pour nous, trop classique, trop bourgeoise... et nous sommes restés, agrandissant notre espace à deux pas de notre magasin” Francis Miller et son complice Patrick Bertaux (17 rue Ferdinand Duval, Paris 75004), les plus anciens de la rue Ferdinand Duval, ne sont plus seuls. Coup sur coup viennent d’arriver à quelques numéros de chez eux, Libertin Louison (1 rue Ferdinand Duval), jeune styliste né à Tel Aviv avec Chikako Kaku, Japonaise, le cheveu ultra-court rompant avec son boutique-atelierpassé de petite Japonaise aux longues nattes. Et puis mars 2000 c’est au tour de Irena Gregori (11 rue Ferdinand Duval), de les rejoindre. Elle a fermé son magasin de la rue du Bac, elle rêvait de se rapprocher de ses clientes, ne plus être isolée dans un bureau au-dessus du magasin; désormais boutique, bureau, atelier communiquent: “ Je suis plus proche de mes clientes et la vie de quartier est importante pour moi, je suis dans un lieu de vie, d’ouverture vers l’extérieur et j’aime être dérangée.” Et pour la rentrée, elle offre à ses clientes son premier parfum : “ Féminin et sensuel” souligne Irena Gregori”, c’est le premier et dernier habit de la femme qu’on garde même une fois déshabillée et qui nous identifie.”

C’est vrai que le coût des loyers parisiens est suffisamment persuasif pour les décider à choisir la rive droite et la formule boutique-atelier ; mais pour Anne Willi (13 rue Keller, Paris 75011), après 6 ans passés en Israel, le choix était évident:” je voulais poursuivre ce que j’avais vécu avec bonheur ( ...et succès) dans ma boutique de Tel Aviv, la boutique-atelier me rapproche des gens de mon quartier, de mes clientes devenues amies, personnellement j’aime cette facilité de passer de mon rôle de styliste à celui de vendeuse; je les invite à mes défilés, elles sont touchées et me le disent. Le choix de la rue Keller ? j étais inconsciemment à la recherche de ma rue branchée de Tel Aviv et j’ai eu un vrai coup de foudre pour le quartier Bastille en allant voir le film de Cédric Klapisch “ Chacun cherche son chat”.

Julie Skarland  ( 59 rue Condorcet Paris 75009 ) , norvégienne et parisienne depuis 13 ans, cherchait un atelier à côté de chez elle: “ e magasin de la rue Condorcet avec sa grande vitrine, je n’y pensais pas. C’est mon attaché de presse, Jean Luc Dupont, qui m’a poussée à le prendre me disant que c’était un bon moyen d’assurer ma promotion et c’est vrai, c’est ce que je devais faire; j’habille les gens du quartier, des photographes, des artistes (en autres Karin Viard et Valérie Lemercier qui sont voisines) je vois mes clients en direct, je les comprends mieux, ils me voient travailler sur ma table de coupe, ça brise la glace et je commence même à prendre goût au commerce!”

Bien sûr , tout n’est pas rose. Ils tirent tous le même bilan : “ Le marché français est inexistant. Paris ne respecte pas ses créateurs. Trop de charges, trop de démarches à faire, des coûts trop élevés, nous sommes contraints de tirer nos prix au maximum pour survivre; ans le marché étranger, nous mettons la clé sous la porte.” La tentation d’aller offrir ses talents aux grandes marques est toujours latents. Paris, capitale incontournable de la mode, veut-elle perdre ses artisans d’art? 

(Inédit)

 

 

 

 

 

postmaster@chris-kutschera.com

ENGLISH

 

 

AFRICA-ASIA

EUROPE

KURDISTAN

MIDDLE-EAST

 

 

 

 

 

 

Kurde chassé de Mardin par la guerre

Kurdistan Turquie

 

Lac Atitlan

Guatemala

 

ilot de sable et boutre

Iles Dalak, Erythrée

 

chercheuse d'émeraudes

Mines d'émeraudes de Muzo, Colombie

 
Droits de Reproduction strictement réservés © Chris Kutschera 2012