Abdoulla Ocalan Sultan Qabous Oman Rostam Aghala Yilmaz Guney
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La libération de la ville en avril dernier par les forces spéciales américaines et les pechmergas kurdes a donné le signal du retour. Ils sont des milliers à être revenus dans le plus grand désordre. Plusieurs centaines de familles campent dans des abris de fortune construits à la va vite sous les gradins du stade de la capitale pétrolière de lIrak. Dautres sont installés tant bien que mal dans des tentes aux portes du stade. Plusieurs dizaines de familles squattent plusieurs maisons du camp "Arafa" de la "North Oil Company", la compagnie pétrolière qui exploite le pétrole de Kirkouk. Et deux mille familles vivent dans les ruines de lancien camp militaire Khaled, où était basée, jusquà leffondrement du régime baasiste, une division de larmée irakienne.
"Est-ce que nous méritons
de vivre dans de telles conditions", demande Idris
Jowhar, 36 ans, responsable dun "quartier"
du camp Khaled regroupant 229 familles. "La plupart
des familles qui vivent ici sont venues parce quelles
nont pas les moyens de payer un loyer. Pourquoi
sont elles venues? Parce que nous croyions que les Américains
allaient nous aider. Ils avaient promis de nous construire
des maisons. Nous avions aussi entendu dire que de nombreuses
ONG Deux logiques saffrontent, celle des Kurdes, qui veulent revenir chez eux, et celle des Américains, qui cherchent à temporiser, tant les enjeux à Kirkouk sont explosifs. On se demande si les autorités kurdes nencouragent pas, en sous-main, les familles kurdes à revenir à Kirkouk. "Nous disons aux Arabes qui sont venus dans le cadre de la campagne darabisation quils doivent repartir", explique Kemal Kirkouki, représentant du PDK à Kirkouk. "Avec respect, et avec laide financière du Conseil intérimaire de gouvernement, mais ils doivent partir. Nous leur disons que sils essaient de rester, la situation va devenir dangereuse pour eux. Ils sont responsables de ces charniers que lon découvre tous les jours. Les familles des victimes de la campagne de lAnfal (1988) qui reviennent risquent de se venger et de les tuer". "Nous ne pouvons pas discuter le futur de Kirkouk sans avoir annulé les effets de la campagne darabisation", dit de son côté Adnan Mufti, représentant de lUPK à Erbil. "La campagne darabisation doit être annulée "Le problème de larabisation est une nombe à retardement", conclut Nechirvan Barzani, premier ministre du gouvernement kurde (PDK) dErbil, "cest un problème dune importance stratégique pour nous, et les Américains nont pas de politique claire à ce sujet"... Les Nations Unies non plus: pendant notre visite à Assib Rozbayani, ladjoint du gouverneur de Kirkouk chargé daider les Kurdes de retour, celui-ci a recu un message du bureau du HCR replié à Amman, en Jordanie, annonçant que le HCR avait décidé de suspendre toute aide aux familles kurdes de retour à Kirkouk, "pour ne pas encourager dautres familles à revenir". Que vont devenir avec lhiver qui sannonce ces milliers de personnes qui campent dans des conditions lamentables? Le HCR ne veut pas le savoir...
(Site Internet de RFI, 13 Novembre 2003)
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Ouzbekistan Marjane Satrapi
Jérôme Mesnager
Mosquées d'Irak
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