Ahmet Altan
A.R. Ghassemlou Hasankeyf Cheverny, France
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A quelques dizaines de kilomètres delà, Dohok, en pays kurde, est une vitrine de prospérité. Le supermarché Mazi, le plus grand supermarché de tout lIrak avec ses 7.000 m2 de rayons, attire des clients de toutes les régions de lIrak, et depuis six mois les soldats américains venus passer quelques jours de détente au Kurdistan -- le seul endroit en Irak où ils peuvent se promener tranquillement dans la rue en touristes sans risquer de se faire tuer. Le souk de Dohok regorge de marchandises. Sur le boulevard extérieur de Dohok, les opulentes demeures construites par les "hommes daffaires" qui ont fait fortune dans la contrebande témoignent que ce fut longtemps une activité fort juteuse. La Résolution 986
Un système économique libéral Mais Sami AberRahman est le premier à reconnaître que la situation reste "précaire". Longtemps le symbole de la prospérité de la région kurde, le "dinar suisse", va être supprimé le 15 janvier, et remplacé par le "nouveau dinar", changé à un taux imposé par les Américains et défavorisant les Kurdes. Et les affairistes qui ont bâti des fortunes sur la contrebande sont désormais au chômage technique, depuis que les frontières sont ouvertes, et que les Américains ont supprimé les droits de douane. Même Haji Mashoud, le propriétaire du supermarché Mazi de Dohok, reconnaît que les règles du jeu ont changé: depuis la chute du régime de Saddam Hussain, la réunification de lIrak, et louverture des frontières, "nimporte qui peut aller en Turquie et ramener des marchandises pour sa petite boutique: ce nest pas bon pour les grands magasins comme le mien". Et Haji Mashoud, qui a investi quelque 5 millions de dollars dans son supermarché, admet quil va devoir désormais investir dans de nouveaux domaines -- en particulier dans le tourisme. Cela ne lempêche pas de superviser la construction de 3.000 m2 de nouvelles galeries commerciales à côté du supermarché Mazi... A lautre extrémité du Kurdistan, à Souleimania, souvent appelée la capitale intellectuelle du Kurdistan irakien, un homme daffaires kurde dirigeant une entreprise de télécommunications, se montre lui aussi très optimiste: "Nous autres kurdes, nous avons été victimes pendant 12 ans dun double embargo", rappelle-t-il, "celui des Nations Unies, et celui de Saddam Hussain. Mais pendant ce temps nous avons mis en place un système économique moderne, libéral, tandis que Saddam Hussain investissait tout largent du pétrole dans ses palais et les armes... Il ne restait au peuple irakien que des dinars photocopie, du papier monnaie sans valeur. Aujourdhui, nous, les Kurdes, nous sommes prêts. Nous avons des plans de reconstruction dun milliard de dollars pour la seule région de Souleimania. Nous allons construire un aéroport, et une voie ferrée reliant Kirkouk à Souleimania -- un projet ébauché avant la chute de la monarchie, et qui dort toujours dans les dossiers du Baas! Il y a quelques mois, un ouvrier était payé 40 dinars (3 Euros) par jour. Aujourdhui on nen trouve pas à 90 dinars (environ 7 Euros). Le temps des vraies affaires est arrivé". (Site Internet de RFI, 28 Octobre 2003)
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Nomades Kurdes Ghardaia, Mzab Fayçal d'Arabie Iles d'Aran
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